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Les salles commençant par un D

mercredi 16 janvier 2013 par Le Chef d’établissement

Il s’agit des salles du 3e étage

Salle Descartes

René Descartes, né le 31 mars 1596 à La Haye en Touraine, et mort le 11 février 1650 à Stockholm, est un mathématicien, physicien et philosophe français.

Il est considéré comme l’un des fondateurs de la philosophie moderne : il formule le cogito, fondant ainsi le système des sciences sur le sujet connaissant face au monde qu’il se représente. En physique, il a apporté une contribution à l’optique et est considéré comme l’un des fondateurs du mécanisme. En mathématiques, il est à l’origine de la géométrie analytique. Certaines de ses théories ont par la suite été contestées (théorie de l’animal-machine) ou abandonnées (théorie des tourbillons ou des esprits animaux, concept que reprendra Keynes). Sa pensée a pu être rapprochée de la peinture de Nicolas Poussin pour son caractère clair et ordonné.

Sa méthode philosophique et scientifique, exposée à partir de 1628 dans les Règles pour la direction de l’esprit (ouvrage inachevé, posthume, dont la datation a pu faire débat), puis dans le Discours de la méthode en 1637, affirme constamment une rupture par rapport à la scolastique enseignée dans l’Université. Elle se caractérise par sa simplicité (Descartes la résume en peu de règles, quatre en tout dans le Discours de la méthode) et prétend rompre avec les interminables raisonnements scolastiques. Elle s’inspire de la méthode mathématique, cherchant à remplacer la syllogistique aristotélicienne utilisée au Moyen Âge depuis le XIIIe siècle.

Comme Galilée, Descartes se rallie au système cosmologique copernicien ; mais, par prudence envers la censure, il « avance masqué » (larvatus prodeo), en dissimulant partiellement la nouveauté de ses idées sur l’homme et le monde dans ses pensées métaphysiques, idées qui révolutionneront à leur tour la philosophie et la théologie. L’influence de Descartes sera déterminante sur tout son siècle : les grands philosophes qui lui succèderont développeront leur propre philosophie par rapport à la sienne, soit principalement en la développant (Arnauld, Malebranche), soit en s’y opposant (Hobbes, Pascal, Spinoza, Leibniz).

Descartes affirme un dualisme substantiel entre l’âme (la res cogitans, la pensée) et le corps (la res extensa, l’étendue). Il radicalise sa position en refusant d’accorder la pensée à l’animal, le concevant comme une « machine », c’est-à-dire un corps entièrement dépourvu d’âme. Cette théorie sera critiquée dès son apparition mais plus encore à l’époque des Lumières, par exemple par Voltaire, Diderot ou encore Rousseau.

Salle Daguerre

Louis Jacques Mandé Daguerre, plus connu en France sous le nom de Louis Daguerre, né le 18 novembre 1787 à Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise), mort le 10 juillet 1851 à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne), est un artiste et décorateur français, d’origine basque ; la mise au point du daguerréotype le fait considérer comme l’un des inventeurs de la photographie.

Daguerre fait la connaissance, grâce à leur ingénieur-opticien commun Vincent Chevalier, de Joseph Nicéphore Niépce, qui réalise en 1827 la première photographie. Intéressé par ses recherches sur la capture des images, il contacte Niépce par courrier en 1826. Mondain, Daguerre impressionne l’inventeur chalonnais lors de leur première rencontre. Ils se mettent à correspondre. Niépce est très réticent à montrer les avancées de ses travaux « héliographiques », qui avaient débouché sur des premières images stabilisées. Cependant, l’entregent de Daguerre en matière de chambre noire conduit les deux hommes à signer un contrat d’association en 1829 dans le but d’améliorer le procédé de Niépce par les perfectionnements que Daguerre y apporterait.

À partir de 1829, Daguerre commence véritablement ses travaux en chimie en utilisant l’iode découverte par Bernard Courtois, comme agent sensibilisateur sur une plaque de cuivre recouverte d’une couche d’argent.

Le Daguerréotype[modifier]Après la mort de Niépce, en 1833, Daguerre décide de poursuivre les recherches sur les propriétés photochimiques de l’iode. De 1835 à 1837, il va progresser sur les méthodes de développement et de fixation des images, en découvrant que la vapeur de mercure agit comme révélateur de l’image. Avec le principe du développement de l’image latente, Daguerre apporte une contribution majeure en trouvant le procédé qui a pour conséquence pratique de raccourcir le temps de pose, jusqu’alors très long (plusieurs heures), à quelques dizaines de minutes seulement.
En 1837, il parvient à fixer ces images avec de l’eau chaude saturée de sel marin. Le daguerréotype est né, sans que le nom de Niépce y soit associé.

L’atelier de l’artiste, daguerréotype, 1837Daguerre fait la démonstration de son invention à François Arago, homme politique et savant célèbre. Vivement intéressé, Arago perçoit le potentiel du nouveau procédé et annonce officiellement cette découverte par une communication à l’Académie des sciences, le 7 janvier 1839. Durant l’été 1839, à l’instigation d’Arago, une loi est votée par laquelle l’État français acquiert le nouveau procédé contre une pension annuelle de 6 000 francs à Daguerre et de 4 000 francs à Isidore Niépce, le fils de Nicéphore, successeur de son père dans l’association formée avec Daguerre. Le 19 août 1839, les détails techniques sont présentés devant les Académies des sciences et des Beaux-Arts.

L’engouement du public est immédiat. Le daguerréotype se répand rapidement dans toute la France, en Europe, puis dans le monde entier. Il connait un immense succès pendant une dizaine d’années, avant d’être détrôné par d’autres procédés. La commercialisation des chambres et du matériel nécessaire à ces images photographiques firent la fortune de Daguerre.

salle Daniell

John Frederic Daniell (12 mars 1790-13 mars 1845) est un chimiste et physicien britannique.

Daniell naît à Londres, en 1790 il devient le premier professeur de chimie du King’s College de Londres qui vient d’être créé.
Il invente un hygromètre à condensation l’hygromètre Daniell (Quar. Journ. Sci., 1820) ainsi qu’un pyromètre enregistreur (Philosophical Transactions, 1830). En 1830 il construit un baromètre à eau dans le hall de la Royal Society qu’il utilise pour faire de nombreuses observations (Phil. Trans 1832). Une méthode de production de gaz d’éclairage à partir d’essence de térébenthine et de résine est utilisé pendant quelque temps à New York.

C’est pour l’invention de la pile Daniell, un nouveau type de pile électrique (Phil. Tran., 1836) que l’on se souvient de lui le plus fréquemment de nos jours.

Ses publications inclus Meteorological Essays en 1823, un Essay on Artificial Climate considered in its Applications to Horticulture (1824) qui montre la nécessité d’une atmosphère humide dans les serres utilisées pour les plantes tropicales et une Introduction to the Study of Chemical Philosophy en 1839.

Il meurt soudainement d’une crise d’apoplexie à Londres durant une réunion du conseil de la Royal Society en 1839.

Daniell reçoit la médaille Rumford en 1832, la médaille Copley en 1837 et la médaille Royale en 1842. Un cratère sur la Lune porte son nom.

Salle Doppler

Christian Andreas Doppler (Salzbourg, 29 novembre 1803 - Venise, 17 mars 1853) était un mathématicien et un physicien autrichien, célèbre pour sa découverte de l’effet Doppler.

Après avoir étudié à l’Université de Vienne, Doppler devient assistant-professeur dans cet établissement en 1829. Ce poste n’étant pas renouvelé, il envisage un temps une émigration vers les États-Unis. Il renonce à quitter son pays après avoir été nommé à Prague en 1837, puis à l’École polytechnique de Vienne en 1849. En 1850, il fonde l’Institut de Physique de l’Université de Vienne dont il est seul professeur et le premier directeur. Atteint d’une affection pulmonaire, la tuberculose, il quitte ses fonctions en 1852.

Son travail scientifique est varié : optique, astronomie, électricité… Sa publication la plus célèbre a été présentée le 25 mai 1842 à l’Académie royale des sciences de Bohème et a pour titre Sur la lumière colorée des étoiles doubles et d’autres étoiles du ciel, utilisant l’effet Doppler. Ses calculs étaient erronés, le décalage réel de la fréquence lumineuse étant trop faible pour pouvoir être détecté à l’époque. En 1846, Doppler publie une correction de son travail initial où il tient compte des vitesses relatives de la source de lumière et de l’observateur.

Salle Dickens

Charles John Huffam Dickens , né à Portsmouth dans le comté du Hampshire le 7 février 1812, mort à Gad’s Hill Place (en), Higham (en), dans le Kent, le 9 juin 1870, est un romancier anglais, auteur notamment de David Copperfield, Un chant de Noël et d’Oliver Twist. Il compte parmi les écrivains anglais les plus populaires du XIXe siècle. Ses œuvres sont toujours régulièrement rééditées et font l’objet d’adaptations au cinéma et à la télévision.

À l’été ou l’automne 1833, il commence à écrire des histoires qu’il fait publier dans des journaux et des magazines. Ses premiers textes sont publiés (gratuitement) dans le Monthly Magazine, périodique sans grande réputation[7]. Ces récits sont republiés plus tard sous le titre de Sketches by Boz (Esquisses de Boz).

En 1836, commence la publication, sous forme de feuilletons mensuels (monthly instalments), des Aventures de M. Pickwick (Pickwick Papers), chef-d’œuvre d’humour dont le succès est immédiat. Avant que Pickwick ne s’achève, Dickens, devenu en 1836 éditeur du Recueil de Bentley (Bentley’s Miscellany), a entamé la publication d’un nouveau feuilleton, Oliver Twist (1837-1839).

En avril 1836, il épouse la fille du rédacteur-en-chef de l’Evening Chronicle, Catherine Hogarth, avec qui il a dix enfants de 1837 à 1852 et dont il se sépare en 1858.

Charles Dickens publie La Vie et les aventures de Nicholas Nickleby de 1838 à 1839 en revue mensuelle, puis, en épisodes hebdomadaires, Le Magasin d’antiquités (The Old Curiosity Shop) de 1840 à 1841 et Barnaby Rudge en 1841. Il visite l’Amérique en 1842 et publie ses observations dès son retour dans ses Notes américaines (American Notes), et inclut un épisode américain dans La Vie et les aventures de Martin Chuzzlewit (1843 à 1844).

Le premier de ses cinq « livres de Noël », Un chant de Noël (A Christmas Carol) voit le jour en 1843 et le livre de voyage Images d’Italie (Pictures from Italy) en 1846. Cette même année, il crée un quotidien The Daily News.

Puis c’est Dombey et Fils (Dombey and Son), diffusé en feuilleton de 1846 à 1848, suivi en 1849-1850 de « l’enfant préféré de Dickens », David Copperfield, fondé en grande partie sur la vie même de l’auteur, surtout en sa première moitié. Viennent ensuite La Maison Désolée (Bleak House) de 1852 à 1853, caractérisé par un double narrative, c’est-à-dire un récit à la troisième personne et un autre à la première, entremêlant leur voix de chapitre à chapitre mais de façon irrégulière, puis Les Temps difficiles (Hard Times), l’un des premiers romans industriels en 1854 et La Petite Dorrit (Little Dorrit) de 1855 à 1857.

Dickens achète une maison de campagne à Gad’s Hill près de Rochester en 1856 et s’y installe de façon permanente après sa séparation de son épouse.

Il retourne au roman historique avec Le Conte de deux cités (A Tale of two Cities) en 1859, dont l’intrigue est liée à la Révolution française, et à l’utilisation de la première personne dans Les Grandes Espérances (Great Expectations), que beaucoup de critiques et de lecteurs saluent comme son meilleur roman, de 1860 à 1861.
Son dernier roman complet, Notre ami commun (Our Mutual Friend), est publié de 1864 à 1865. Le Mystère d’Edwin Drood (The Mystery of Edwin Drood) reste inachevé à la mort de Dickens le 9 juin 1870.

Il a également écrit au moins six pièces de théâtre, d’abord seul (jusqu’en 1838), ensuite en collaboration avec Mark Lemon puis Wilkie Collins (jusqu’en 1867)[8].

Il meurt, riche et célèbre, à cinquante-huit ans, épuisé par les incessantes tournées de lecture publique de ses œuvres, et est inhumé dans le coin des poètes (Poets’ Corner) à l’abbaye de Westminster.

Écrivain engagé, Dickens a su concilier - grâce à son talent de conteur - condamnation de la misère et de l’exploitation industrielle et description de petits tableaux de la vie quotidienne, bourrés d’humour. Ses personnages caractéristiques et inoubliables, de même que ses évocations animées et symboliques des paysages urbains ou campagnards, ont fait de lui un écrivain dont la popularité reste immense et une figure centrale de la littérature européenne du XIXe siècle.

Il compte parmi ses proches Elizabeth Gaskell, auteur, notamment, de North and South, œuvre qui emprunte certaines des problématiques sociales si chères à Dickens et qui se retrouvent dans Les Temps difficiles.

Salle Defoe

Daniel Defoe, de son vrai nom Daniel Foe, était un aventurier, commerçant, agent politique et écrivain anglais, né en 1659 ou 1660 à Stoke Newington (près de Londres), mort en avril 1731 à Ropemaker’s Alley, Moorfields (près de Londres).

Il est notamment connu pour être l’auteur de Robinson Crusoé et de Moll Flanders.

Robinson Crusoé a été traduit dans un grand nombre de langues.

Robinson Crusoé aurait été inspiré par l’histoire du marin écossais Alexandre Selkirk qui survécut quatre ans sur une île déserte.

Depuis sa parution, l’œuvre de Defoe n’a cessé de susciter de nouvelles variations sur le thème, ou robinsonades. Parmi les plus représentatifs, Le Robinson suisse de Johann David Wyss (1812) L’Île mystérieuse de Jules Verne (1874), ou encore Sa Majesté des mouches de William Golding (1954).

D’autres auteurs ont également procédé à une réécriture de l’œuvre, en modifiant l’histoire et les problématiques qu’elle propose. C’est le cas de Michel Tournier avec Vendredi ou les Limbes du Pacifique, suite au succès duquel son auteur prit la décision d’en écrire une autre version destinée à un public plus jeune, Vendredi ou la Vie sauvage. Le roman Foe de J. M. Coetzee en est un autre exemple.

Le roman de Defoe fut également adapté au cinéma et à la télévision à maintes reprises.

Salle Darwin

Charles Robert Darwin (12 février 1809 — 19 avril 1882) est un naturaliste anglais dont les travaux et les théories sur l’évolution des espèces vivantes ont profondément révolutionné la biologie. Après avoir acquis la célébrité parmi les scientifiques pour son travail sur le terrain et ses recherches en géologie, il a apporté l’hypothèse que toutes les espèces vivantes ont évolué au cours du temps à partir d’un ancêtre commun ou d’un petit nombre d’ancêtres communs, grâce au processus de sélection naturelle

Il a vu de son vivant la théorie de l’évolution acceptée par la communauté scientifique et le grand public, alors que sa théorie sur la sélection naturelle a dû attendre les années 1930 pour être généralement considérée comme l’explication essentielle du processus d’évolution. Au XXIe siècle, elle constitue la base de la théorie moderne de l’évolution. Sous une forme modifiée, la découverte scientifique de Darwin reste le fondement de la biologie, car elle explique de façon logique et unifiée la diversité de la vie.


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Directeur de publication : Emmanuel Uteza